Le projet SCACC : repenser collectivement les systèmes de culture des Alpes-de-Haute-Provence

Les exploitants agricoles ont toujours composé avec la variabilité des conditions météorologiques. Cependant, l’intensification des sécheresses, la hausse des températures et la multiplication des tensions sur la ressource en eau, complexifient l’adaptation de leurs exploitations. Les solutions techniques utilisées jusqu’à présent montrent leurs limites conduisant à interroger en profondeur les systèmes de culture, leurs dépendances à l’irrigation et leur capacité d’adaptation dans un contexte de ressources hydriques de plus en plus contraintes.

Vers des systèmes de culture adaptés au changement climatique et ressources en eau contraintes en Haute-Provence

Sur le territoire des Alpes-de-Haute-Provence, il devient nécessaire d’identifier, expertiser et mettre en œuvre des solutions, qu’elles soient organisationnelles ou techniques, encore plus résilientes et adaptées aux conditions climatiques et économiques de demain. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet « Vers des systèmes de culture adaptés au changement climatique et ressources en eau contraintes en Haute-Provence ». Le projet est coordonné par la Chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence, regroupe quatre partenaires techniques, ARVALIS, la Chambre d’Agriculture du Vaucluse, la Société du Canal de Provence et L’Institut Agro à travers la Chaire Partenariale Eau Agriculture et Changement Climatique et l’UMR-G-EAU. Le Parc Naturel Régional du Lubéron et le Syndicat Mixte Asse Bléone sont des partenaires territoriaux du projet.

L’objectif du projet est d’engager les exploitations de grandes cultures et cultures spécialisées des territoires de Lasse, du Largue et du Calavon, vers des solutions d’adaptation face au changement climatique et à une disponibilité en eau contrainte, à travers quatre actions :

  • Action 1 – Vers une vision commune et partagée des impacts du changement climatique sur les exploitations et la ressource en eau
  • Action 2 – Prendre en compte le changement climatique dans la conception des assolements et des pratiques des exploitations
  • Action 3 – Freins et leviers au déploiement des solutions pour optimiser les usages de l’eau dans les systèmes de culture
  • Action 4 – Favoriser le dialogue avec les acteurs du territoire pour améliorer la compréhension mutuelle des enjeux et des solutions mises en œuvre

Quels freins et leviers au déploiement des solutions pour optimiser les usages de l’eau dans les systèmes de culture ?

Différents leviers techniques et agronomiques existent pour optimiser les usages de l’eau en agriculture. L’action 3 du projet vise à identifier, objectiver et valoriser différentes solutions, adaptées aux spécificités du territoire, puis les traduire en fiches pratiques destinées aux agriculteurs. Ces solutions concernent, l’optimisation du matériel et du pilotage tactique de l’irrigation, la gestion des paysages (milieux humides, hydrologie régénérative…), la gestion d’ infrastructures agroécologiques (haies, agroforesterie, murets…) ou la gestion des sols (ACS, TCS…).

    Pour alimenter la rédaction de ces fiches, Inès Malavialle, Louise Briel et Antoine Wachspress, étudiants de l’Institut Agro Montpellier, ont mené un important travail d’enquête et d’analyse auprès d’agriculteurs et d’acteur.ices des bassins de l’Asse, du Largue et du Calavon. Leur objectif était de mieux comprendre les pratiques d’irrigation actuelles, mais aussi d’identifier les freins et les leviers au déploiement de pratiques agroécologiques encore peu répandues sur le territoire. Au total, ils ont réalisé une trentaine d’entretiens, dont 13 auprès d’agriculteurs issus de différentes filières (arboriculture, grandes cultures, production de semences et maraîchage de plein champ). Ces échanges ont permis de recueillir leur perception de la ressource en eau, leurs retours d’expérience sur la mise en œuvre de pratiques agroécologiques ou encore leurs réflexions sur les conditions nécessaires à leur déploiement à l’échelle de leur exploitation.

    Les étudiant.es ont également rencontré des expert.es et des acteur.ices du territoire afin de bénéficier d’une vision plus globale des enjeux locaux. Ces entretiens ont permis de mieux comprendre les interactions entre les différents acteurs, le rôle de chacun et d’apporter un éclairage technique sur les conditions de mise en œuvre des pratiques étudiées. À l’issue de ce travail, ils ont produit une analyse détaillée des freins et des leviers associés à huit pratiques agronomiques :

    • Diversification des assolements
    • Couverts végétaux inter-cultures
    • Agroforesterie
    • Choix de variétés
    • Aménagements paysagers
    • Baissières
    • Haies
    • Techniques Culturales Simplifiées

    En savoir plus

    Ce document a été rédigé dans le cadre d’un travail étudiant. Bien qu’il reflète un effort de recherche et d’analyse, il est important de l’aborder avec prudence. En effet, des imprécisions ou des erreurs peuvent subsister, et certaines informations pourraient nécessiter des vérifications supplémentaires. Il est donc recommandé de compléter la lecture de ce document par des sources académiques ou professionnelles afin de garantir une compréhension précise et fiable du sujet traité.

    Lien vers le site du projet

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